Tribunes Cachan Mag – Expression des groupes du conseil municipal
Retrouvez sur cette page les tribunes des groupes du conseil municipal publiées chaque mois dans le Cachan Mag.
En application de la loi du 2 février 2002 relative à la démocratie de proximité, un espace d’expression est réservé aux groupes politiques composant le conseil municipal. Les textes, informations et chiffres publiés engagent l’unique responsabilité de leurs auteurs et reflètent leur seule opinion.
Les tribunes suivantes ont été publiées dans le n°369 de Cachan Mag (Mai 2026).
Les tribunes précédentes sont accessibles dans la version numérique du magazine municipal.
Groupes de la majorité municipale
Samuel Besnard (président), Hélène de Comarmond, Nedra Daoud, Céline Di Mercurio, Narguesse Nazer, Christine Rescoussié, Nirina Rokotovao, Pierre Sabourin, Angélique Susini, Safae Terrisse, Katia Touchet, Camille Vielhescaze, Hervé Willaime
Budget 2026 : agir à chaque âge, investir pour demain
Premier de la mandature, le budget que nous venons d’adopter s’inscrit dans la continuité et traduit concrètement les engagements pris à l’occasion des élections municipales : faire de Cachan une ville toujours plus solidaire, écologique et citoyenne.
Dans un contexte international incertain, alors que l’État augmente les charges des collectivités tout en diminuant leur dotation, les attentes sociales restent fortes (pouvoir d’achat, emploi, logement, santé…) et nous réaffirmons notre engagement : garantir des services publics locaux de qualité, œuvrer pour l’action sociale et le tissu associatif,
favoriser les activités sportives, culturelles, les initiatives citoyennes et la démocratie locale.
Ce sont près de 10 M€ d’investissements en 2026 pour chaque âge de la vie : rénovation des écoles (Carnot, Paul Doumer), modernisation d’équipement sportif (vestiaires stade Dumotel), poursuite de la rénovation de la résidence des personnes âgées, ouverture de la nouvelle maison des associations et des initiatives citoyennes… Nous continuons d’adapter notre ville au changement climatique avec les projets urbains (Campus de Cachan, écoquartier de la gare), la création d’îlots de fraîcheur ou le développement de mobilités de proximité. Nous veillons
aussi à la qualité et la tranquillité du cadre de vie.
Nous le faisons en responsabilité : maîtrise des dépenses, recherche de nouvelles recettes, stabilité fiscale et réduction de la dette. Car préparer l’avenir, c’est aussi préserver nos capacités d’action pour les générations futures.
Léïla Laloupe-Rocher (présidente), Henri Chassagne
Pas touche aux jours fériés !
Le mois de mai est là avec ses quelques ponts résultant des jours fériés. Vous nous avez vus dans Cachan ce 1er mai pour la vente du muguet marquant les combats de l’Internationale travailleuse, ses tragédies et ses succès. L’avenir de ce jour chômé reste menacé par une proposition de loi pour sa suppression, soutenue par le patronat, la droite libérale et l’extrême-droite. 10 années à nous dire que l’on ne travaille pas assez en France ! 10 années à précariser les travailleurs, à pourchasser les sans-emploi ou à nous tancer car pas assez consommateurs ! Supprimer le 1er Mai est une mesure antisociale, effaçant la célébration des luttes ouvrières, capturant le droit au temps libre, celui des loisirs et de la culture, celui du repos ou de la mémoire du temps d’avant. On peut chérir son travail lorsqu’il nourrit correctement et permet l’épanouissement, mais les statistiques montrent que c’est de moins en moins le cas et que les travailleurs ont besoin de se protéger. Notre vision pour Cachan est celle d’une ville vivante, offrant des animations, des événements pour se rassembler, des engagements pour vivre localement sa citoyenneté. Pour des jours heureux, maintenons nos jours fériés !
Stéphane Rabuel (président), Sandrine Churaqui, Emmanuelle Mazuet
Mieux vivre le handicap
Le début de la mandature marque un nouvel élan dans plusieurs domaines. Le handicap fait partie de ceux-là. Désormais, une délégation dédiée lui est consacrée et a été confiée à Emmanuelle Mazuet, membre de notre groupe. Notre conseillère déléguée s’engage à porter les ambitions fortes et concrètes fixées par la municipalité, comme de permettre à tous les enfants porteurs de handicap de pouvoir bénéficier des accueils de loisirs de la ville, ou bien encore de mieux accompagner les aidants au quotidien. Au cours de ce mandat, l’accent sera notamment mis sur les handicaps invisibles et les neuro-atypies.
La Ville poursuivra les travaux de la commission d’accessibilité et de la commission des places PMR pour améliorer l’accès aux bâtiments et à l’espace public. Elle continuera également d’organiser, de soutenir les initiatives locales et les événements tout au long de l’année : ciné Ma différence, Handicafé, expositions avec des partenaires, groupe citoyen handicap, stand au Forum des associations. Le prochain événement sera les Handi’Classes début juin : les élèves de CM1 des écoles de Cachan seront sensibilisés à différents types de handicap au travers d’ateliers immersifs organisés par des bénévoles et des professionnels.
Toutes ces actions, permises par l’engagement des agents et la mobilisation des bénévoles, améliorent la visibilité, la connaissance et la compréhension des handicaps. Sensibiliser est un premier pas pour permettre à tous de mieux vivre ensemble !
Axel Dumont (président), Maëlle Bouglet, David Petiot, Juliette Kies, Julien Jabouin
Face aux crises géopolitiques, la transition écologique est la seule solution durable
En Europe, les conséquences économiques de la guerre engagée par les États-Unis contre l’Iran fin février 2026 ont été immédiates. Près de 20 % du pétrole mondial transite par le détroit d’Ormuz, tandis que plusieurs sites de production de gaz naturel liquéfié ont été visés : le conflit s’est ainsi rapidement doublé d’une crise énergétique, marquée par une envolée des prix du pétrole.
Cette situation rappelle la dépendance de nos sociétés aux énergies fossiles importées. Volatilité des prix, qui frappe durement les plus vulnérables, incertitudes stratégiques pour les mois à venir, fragilisation des petites entreprises : autant de signes de cette dépendance.
Après le choc provoqué par le déclenchement de la guerre en Ukraine il y a 4 ans, cette nouvelle crise doit être saisie comme une occasion d’accélérer la transition écologique, et non comme un prétexte pour la retarder.
Or, souveraineté énergétique et transition écologique ne se décrètent pas dans l’urgence : elles se construisent dans la durée, à travers des choix politiques cohérents. Les soutiens publics doivent ainsi être orientés massivement vers ce qui réduit durablement la consommation d’énergies fossiles, comme la rénovation thermique des bâtiments ou l’électrification des usages, et un travail sur la sobriété est indispensable. Le groupe Écologistes de Cachan est, plus que jamais, mobilisé pour porter ces actions à l’échelle de notre ville.
Thomas Kekenbosch (président), Maël Boudari Fontaine
Antiracistes, toujours.
« Grands singes », l’« Homo sapiens », le « mâle dominant » ou encore la « tribu primitive », tel pourrait être un échantillon du déferlement raciste orchestré sur la chaîne d’extrême-droite Cnews, en croisade contre le nouveau maire de la ville de Saint-Denis, Bally Bagayoko.
Derrière les insultes racistes et les campagnes de discrédit, une même idée nauséabonde persiste : tous les Français ne seraient pas également légitimes à représenter le peuple et à prendre le pouvoir.
Insulter un ou une élu(e) en raison de ses origines, sa couleur de peau, sa religion, ce n’est pas seulemen t attaquer une personne, c’est attaquer la République elle-même.
Face à cela, le silence n’est pas une neutralité, il est une démission. Les silences de certains abonnés absents, comme Aurore Bergé, ministre déléguée à la Lutte contre les discriminations, se font très pesants. Ils contrastent avec le constat sévère de la publication de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH), estimant le bilan de la lutte de l’État contre le racisme comme « très décevant ». Chaque renoncement, chaque prudence calculée, quelle que soit l’étiquette politique, laisse le champ libre à ceux qui veulent davantage fracturer la démocratie. Cachan est forte et riche de sa diversité, elle est et restera un rempart contre le racisme. Quelle que soit sa croyance ou son origine, nous rappelons que chacune et chacun trouvera sa place dans notre ville.
Zeïma Morin- Yahaya (présidente), Mohammadou Galoko, , M’Bar N’Diaye
De quoi les attaques racistes et négrophobes contre Bally BAGAYOKO et d’autres élu.es noirs.es en France sont-elles le nom ?
Depuis son élection à la mairie de Saint-Denis, Bally BAGAYOKO est la cible d’infâmes insultes racistes et négrophobes. Des insultes que nous avons trop l’habitude de subir dès qu’une personne non blanche ose briser les carcans dans lesquels la société nous enferme. Les seuls torts de Bally BAGAYOKO ? Être noir. Être noir et avoir eu l’audace de devenir maire, un élu de la République.
Pour nous, sa candidature et sa victoire, comme celles des nombreux élues et élus issus des quartiers et de l’immigration, sont une fierté, un espoir. Tous ces candidats engagés montrent une fois de plus que les quartiers populaires ne sont pas des déserts politiques. Depuis quelques années, nous sommes de plus en plus nombreux à nous engager en politique grâce à celles et ceux qui, les premiers, ont ouvert la voie. Après des décennies à voir nos luttes disqualifiées et nos voix silenciées. Des décennies à “se faire représenter” par d’autres pour mieux nous invisibiliser et nous instrumentaliser, le temps est venu d’être plus nombreux à chaque élection pour renverser l’ordre établi. À celles et ceux qui voudraient nous réduire au silence et nous voir disparaître, il va falloir vous faire une raison : nous sommes chez nous, nous n’irons nulle part, nous ne nous tairons plus. Nous sommes à notre place dans chaque institution de la République, une République que nous représentons.
Patrick Salerno (président), Marie-Anne Beels, Dominique Lanoë, Élisa Garcia-Romeu, Lionel Jeanjean
Une autre école est possible
168 fermetures de classes sont annoncées dans le Val-de-Marne pour la prochaine rentrée scolaire. Avec 4 fermetures de classes envisagées, Cachan est directement concernée. Grâce à la forte mobilisation des enseignant·es et des parents d’élèves, une fermeture sera probablement annulée. Mais l’inquiétude est toujours là, à Cachan, comme ailleurs.
Près de 4 000 suppressions de postes, de nombreuses fermetures de classes ! C’est la réalité générée par un budget 2026 adopté au forcing à coup de 49.3. Cette politique est cyniquement assumée par le gouvernement qui la justifie par la baisse du nombre d’élèves. Elle a bon dos, la démographie ! Derrière ces chiffres, il y a une mécanique bien connue hélas : moins d’élèves, moins de profs, des effectifs par classe en hausse et une dégradation des conditions d’enseignement, déjà fragilisées par le non-remplacement des enseignant·es, qui impactent toutes les classes.
La baisse démographique n’est pas une fatalité prétexte à une réduction de moyens, mais bien une chance d’améliorer les conditions d’apprentissage. À la France Insoumise, nous pensons qu’une autre école est possible : avec moins d’élèves par classe, plus de suivi pédagogique individualisé, des enseignant·es revalorisé·es et pleinement reconnu·es dans leurs missions au quotidien.
Contre cette politique de casse des services publics, le combat ne doit jamais s’arrêter. Ce qui est en jeu, c’est l’éducation et l’avenir de nos enfants. Et les élu·es insoumis·es de Cachan seront toujours à vos côtés.
Groupes d’opposition
Sébastien Trouillas (président), Michèle Eskinazi, Sébastien Reliat-Brunetière, Brigitte Schmitt
Sébastien Trouillas fait condamner la maire en justice !
En pleine campagne municipale, la maire a porté plainte en diffamation contre Sébastien Trouillas, son principal opposant, après qu’il a révélé que le récent voyage de la maire à Madagascar, aux frais des Cachanais, avait peut-être un caractère privé… Le 2 février dernier, le Tribunal a débouté la maire. En pleine campagne toujours, le premier adjoint, Camille Vielhescaze, a ensuite porté plainte en diffamation contre Sébastien Trouillas après qu’il a révélé que la majorité avait légalement pris 300 000 € dans les caisses de la Mairie pour augmenter ses indemnités : le 1er avril dernier, le ribunal a aussi débouté le premier adjoint ; la maire s’étant constituée partie civile, le tribunal l’a condamnée pour abus de constitution de partie civile à verser 2 000 € à Sébastien Trouillas ! C’est donc la fin du harcèlement judiciaire de la maire, autoritaire et antidémocrate, pour tenter d’entraver Sébastien Trouillas : la maire n’a pas réussi à empêcher la réélection de Sébastien Trouillas à la Mairie, mais sa liberté d’expression en sort renforcée.
Alain Ospital (président), Marie-Catherine Scordia-Warembourg
Un budget 2026 sans cap ni vision pour Cachan
Lors du conseil municipal du 16 avril, nous avons examiné le budget 2026 de notre commune. Si la majorité tente de justifier ses orientations par un « contexte contraint », nous y voyons surtout le résultat de choix politiques discutables. Ce budget n’est pas celui d’une projection vers l’avenir, mais une simple gestion au jour le jour, manquant cruellement de cap.
La réalité comptable est préoccupante : notre épargne s’affaiblit et nos marges de manoeuvre s’étiolent. Plus de la moitié de nos dépenses de fonctionnement est aujourd’hui absorbée par la masse salariale, réduisant d’année en année notre capacité concrète à agir pour vous.
Côté investissements, si le niveau affiché semble soutenu, il repose sur un recours croissant à l’emprunt. Bien que la dette reste contenue pour l’instant, sa progression impose une vigilance absolue pour ne pas fragiliser notre équilibre futur.
Enfin, un budget doit être un acte politique majeur, lisible et cohérent. Il doit répondre aux priorités des Cachanais.
Or, nous avons le sentiment d’une navigation à vue, sans souffle démocratique ni transparence suffisante pour évaluer les résultats des engagements pris.
Parce que ce budget manque de lisibilité et de vision à long terme, les élus du groupe En Avant Cachan ont voté contre.





