Tribunes Cachan Mag – Expression des groupes du conseil municipal
Retrouvez sur cette page les tribunes des groupes du conseil municipal publiées chaque mois dans le Cachan Mag.
En application de la loi du 2 février 2002 relative à la démocratie de proximité, un espace d’expression est réservé aux groupes politiques composant le conseil municipal. Les textes, informations et chiffres publiés engagent l’unique responsabilité de leurs auteurs et reflètent leur seule opinion.
Les tribunes suivantes ont été publiées dans le n°365 de Cachan Mag (Janvier 2026).
Les tribunes précédentes sont accessibles dans la version numérique du magazine municipal.
Groupes de la majorité municipale
Hélène de Comarmond, Samuel Besnard (président), Camille Vielhescaze, Caroline Carlier, Céline Di Mercurio, Hervé Willaime, Pierre-Yves Robin, Christine Rescoussié, Robert Orusco, Yseline Fourtic, Angélique Susini, Katia Touchet
Bonne année à Cachan !
En ce début d’année, nous adressons à toutes les Cachanaises et à tous les Cachanais nos voeux les plus sincères de bonheur et de santé, de réussite dans leurs projets, de solidarité et de justice sociale.
Les politiques menées par la droite, qu’elles soient nationales, départementales dans le Val-de-Marne ou régionales en Île-de-France, fragilisent le tissu associatif et réduisent les moyens consacrés à la solidarité et au logement social. Ce sont une fois encore les plus fragiles qui en subissent les conséquences.
La crise du pouvoir d’achat frappe durement de nombreux ménages : familles, retraités, mais aussi étudiants, particulièrement nombreux à Cachan. L’augmentation continue des loyers, des factures d’énergie et des dépenses contraintes rend le quotidien toujours plus difficile.
Dans ce contexte, les choix budgétaires actuels accentuent les inégalités au lieu d’apporter des réponses concrètes aux besoins de la population.
Pour 2026, nous appelons de nos vœux des jours meilleurs et une reconnaissance accrue de l’action des collectivités territoriales, trop souvent malmenées par les gouvernements successifs depuis 2017. Puissions-nous connaître une année sans asphyxie de l’investissement local et sans pénalisation des citoyens par la remise en cause des services publics essentiels.
Jacques Foulon (président), Sylvie Darracq, Georges Thimotée
Le groupe « Communiste et apparentés » vous présente ses meilleurs vœux de bonne et heureuse année 2026.
Stupeur lors de la journée d’ouverture du Congrès des maires lorsque le Chef Etat-Major des armées, annonce comme inéluctable un conflit armé avec la Russie pour les années à venir appelant les Français à « accepter de perdre nos enfants » et tentant d’associer les maires à « sa vision », leur demandant d’être « les bases arrière de ses armées » et les appelant à relayer ses messages auprès de la population. Une telle déclaration venant après l’appel du Président de la République, en mars dernier, à se préparer à une « économie de guerre » ne peut que susciter interrogation mais surtout indignation et réprobation. A l’opposé de cette fuite en avant guerrière qui appelle à une réaction forte de la société française, nous demandons au président de la République de prendre enfin une initiative diplomatique de paix sur la base de la souveraineté, de la neutralité de l’Ukraine, et de la sécurité collective en Europe. Car nul n’est dupe, par sa posture anxiogène, il veut justifier et aggraver l’austérité dont sont déjà victimes les Français. Et c’est d’une ponction de 6,7 milliards d’euros supplémentaires que cette politique menace les finances publiques sur les prochaines années. Et quelle ambition pour notre jeunesse, il ne faut pas lui laisser notre dette mais on lui prépare la guerre, quelle perspective ! Il est clair que ce n’est pas la nôtre.
Stéphane Rabuel (président), Sandrine Churaqui, Catherine Busson, Emmanuelle Mazuet
Penser global, agir local
À l’heure de tourner la page 2025, il serait tellement compréhensible de céder à la résignation. Résignation face à l’escalade des conflits dans le monde et à l’incapacité à trouver des voies vers la paix. Résignation face au rouleau compresseur des autocrates et dictateurs en nombre croissant. Résignation face à l’incapacité de nos gouvernants à trouver la voie de la transition écologique et sociale. Résignation et même indignation face à l’immobilisme politique et à l’incapacité à prendre en compte la souffrance des peuples. Nous avons toutes et tous en tête les images de 2025 qui marquent ce monde décadent.
Mais à l’heure d’ouvrir la page blanche de 2026, nous vous proposons au contraire de renforcer notre engagement pour influer sur le monde, à tout le moins dans nos quotidiens et en proximité. Agissons ici et maintenant, c’est à notre portée, en espérant que ce mouvement citoyen et participatif local, partout en France, puisse apporter par capillarité un renouveau démocratique et un monde plus juste.
En 2026, DNV comptera 43 ans d’engagement dans la ville. Avec 172 trimestres au compteur, les annuités de retraite sont couvertes. Mais nous ne la prendrons pas ! Plus que jamais, nous serons présents dans la ville pour porter le combat de la démocratie locale et de la participation de tous les habitants aux décisions qui les concernent. Rejoignez DNV et abonnez-vous à notre Newsletter L’aqueduc. Les élu·e·s du groupe DNV vous souhaitent une année 2026 citoyenne, solidaire et écologique.
Denis Hercule (président), Julien Jabouin, Lucie Guillet, Maëlle Bouglet, David Petiot
« S’il y a des sales connes, on va les foutre dehors »
Nous revenons sur les propos scandaleux de Brigitte Macron le 7 décembre, qui a qualifié des militantes féministes de « sales connes ». Cette phrase révèle, de façon brutale, que les luttes féministes et la protection des femmes continuent d’être traitées avec un profond mépris par l’Élysée. Cela contribue à renforcer un climat où la parole des victimes reste fragilisée. Rappelons qu’au début de son quinquennat, le président Emmanuel Macron affirmait que l’égalité entre les femmes et les hommes serait « la grande cause » de son mandat. Une fois de plus pour l’Élysée, l’écart entre les discours et les faits est énorme. Les féministes visées étaient intervenues lors du spectacle de l’humoriste Ary Abittan, mis en cause dans une affaire de viol classée sans suite par un non-lieu — ce qui ne signifie pas innocence, mais absence de preuves suffisantes selon la justice.
Leur action visait notamment à rappeler qu’en France les taux de classement sans suite atteignent 86 % pour les agressions sexuelles et 94 % pour les viols. Contre cet état de fait accablant, les associations féministes, soutenues notamment par les député·es écologistes, ont récemment fait adopter à l’Assemblée nationale une avancée législative majeure intégrant la notion de consentement dans la définition juridique du viol.
Ce soutien s’intègre dans notre vision d’une transition écologique sociale, solidaire, antiraciste et féministe.
Bonne année 2026 à toutes et tous ! Rejoignez-nous !
Thomas Kekenbosch (président), Laetitia Boutrais
Défendre l’audiovisuel public
Depuis plusieurs mois, l’audiovisuel public fait l’objet d’attaques répétées de l’extrême droite. Avec la création d’une commission d’enquête parlementaire, le groupe d’Éric Ciotti, allié de Marine Le Pen, multiplie les mises en cause à son encontre. Derrière ces attaques répétées se cache une remise en question de l’existence même du service public audiovisuel. Cette commission dévoie les outils parlementaires et s’inscrit dans une rhétorique de soupçon permanent : focalisation sur des polémiques isolées et contestation du pluralisme interne aux rédactions. Ces attaques interviennent dans un contexte budgétaire tendu pour l’audiovisuel public, dont la trajectoire budgétaire n’est pas respectée par le gouvernement. La fragilisation financière alimente un discours bien connu, qui consiste à présenter le service public comme coûteux et inutile pour mieux en réclamer la privatisation. Au-delà des clivages, l’enjeu est démocratique. Un audiovisuel public indépendant, pluraliste et correctement financé est un pilier majeur de l’accès à l’information. Nous défendons un service public audiovisuel renforcé, financé à la hauteur de ses missions, et protégé des appétits financiers. Nous appelons toutes celles et ceux qui croient en la démocratie à se mobiliser pour que l’audiovisuel public reste un bien commun, au service de l’intérêt général, de la liberté d’expression et du pluralisme.
Très bonne année de luttes à toutes et tous !
Fatoumata Bakily (présidente), Mohammadou Galoko, Zeïma Yahaya, Mattéo Almosnino
2026 : Une nouvelle année ensemble
L’année 2026 ne peut être une répétition de celle qui vient de s’achever. Dans de nombreux espaces de la vie quotidienne : des cours d’école aux émissions télévisées, des partis politiques aux associations culturelles, dans nos services publics, dans nos services de santé, dans nos rues jusqu’à l’Assemblée nationale, des personnes sont aujourd’hui visées en raison de leur apparence, de leur religion réelle ou supposée, ou encore de leur tenue vestimentaire.
Les femmes sont souvent les premières concernées. Des propos et attitudes stigmatisants se sont banalisés, donnant une visibilité injustifiée à des discours qui n’ont aucune légitimité. Cette normalisation favorise l’exclusion et fragilise les principes fondamentaux de notre société.
Il est nécessaire que l’ensemble des acteurs publics et associatifs, ainsi que chaque citoyen, prennent pleinement conscience de cette situation. Agir contre toutes les formes de racisme, y compris le racisme anti-musulman, constitue un impératif pour préserver une société apaisée, respectueuse et fidèle à nos valeurs républicaines : Liberté, Égalité, Fraternité.
Nous vous souhaitons, à toutes et tous, une belle année 2026.
Dominique Lanoë (président), Lionel Jeanjean
Pour une écologie populaire et solidaire !
Le seuil de 1,5° de réchauffement de la température sur terre, fixé en 2015 à la COP de Paris a été franchi. Certains annoncent + 4°C pour la fin du siècle ! La récente COP de Belém a entériné l’inaction, voire la dénégation, des principaux pays émetteurs de CO2 montrant ainsi que le système capitaliste n’a d’autre objectif que d’accumuler toujours plus, pour une infime minorité, même au détriment de notre survie sur terre. La lutte contre le changement climatique requiert une réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) mais aussi une adaptation aux phénomènes météo extrêmes comme les pluies torrentielles. Dans les villes où le dérèglement le plus perceptible est la canicule, amplifiée par les ilots de chaleur urbaine (ICU), l’action passe par la végétalisation, la présence de l’eau, l’usage de matériaux réflectifs… Dans le logement, la climatisation qui accentue le phénomène d’ICU par ses rejets d’air chaud à l’extérieur n’est pas viable. L’isolation thermique des bâtiments est plus prometteuse mais les passoires thermiques sont souvent occupées par les plus précaires qui, l’hiver, doivent dépenser plus en énergie. Réaménagement des villes, adaptation de l’habitat, des bâtiments publics… tout cela nécessite des investissements massifs, mais le budget Lecornu prévoit une réduction drastique des moyens d’action de l’État. Ainsi les plus modestes qui subissent le plus les effets du dérèglement climatique sont aussi les plus pénalisés. C’est pourquoi l’écologie doit être populaire et solidaire ou ne sera pas.
Groupes d’opposition
Maxime Mégret-Merger (président), Alain Ospital, Olivier Fallou, Marc Savariau
Déplacements à Cachan : l’improvisation comme méthode
À Cachan, la voirie est un sujet d’incertitude quotidienne, et d’étonnement permanent. Travaux du Grand Paris Express, rénovation des réseaux, entretien des équipements, des marquages, ou simplement de la chaussée et des trottoirs : les agacements sont courants et reviennent sans relâche. À l’approche des prochaines élections municipales, le centreville se transforme pourtant en vitrine. Les rues sont repeintes de flèches et marquages pour les cyclistes, dans des lieux sans intérêt et sans cohérence d’ensemble. Ces décors donnent l’illusion de l’action, sans traiter les problèmes de fond : les cyclistes constateront que rien ne change pour les lieux réellement accidentogènes. Parallèlement, des travaux sont autorisés sans réelle planification. On réouvre dans une rue les tranchées comblées quelques mois plus tôt, où on autorise des travaux sans cadre pour les nuisances imposées aux habitants : bruit, poussière, accès compliqués aux logements et aux commerces, circulation perturbée et information tardive ou inexistante. Cette accumulation de chantiers mal coordonnés renforce un sentiment d’improvisation et de désorganisation. La mobilité, la voirie, le cadre de vie des Cachanaises et Cachanais méritent mieux. Cela nécessite une planification lisible, cohérente dans le temps, construite avec les habitants et respectueuse de leur quotidien.
En ce début d’année, nous souhaitons aux Cachanaises et aux Cachanais une année heureuse et réellement porteuse de changement pour Cachan.
Michèle Eskinazi (présidente) et José Caramez
4 – La sécurité : priorité numéro un de notre programme pour une ville de Cachan plus sûre au cœur du Grand Paris Express
Avec l’arrivée du Grand Paris Express, Cachan accueillera toujours plus d’usagers. La sécurité des habitants et des voyageurs sera une priorité absolue. Aujourd’hui, nos caméras de vidéoprotection enregistrent les images, sans surveillance active, ce qui limite une efficacité préventive. Une évolution décisive consistera à un télévisionnage. Les opérateurs du centre de supervision urbain pourront ainsi détecter les incidents en direct, alerter immédiatement les agents sur le terrain et renforcer la dissuasion. Pour accompagner cette modernisation, les effectifs de la police municipale seront doublés sur la durée du mandat. Ces agents, armés, assureront une présence visible et professionnelle dans nos rues et espaces publics. Ils seront épaulés par une équipe dédiée d’Agents de Surveillance de la Voie Publique (ASVP) qui seront en contact constant avec les citoyens, pour écouter leurs préoccupations et retisser le lien de confiance. Enfin, des patrouilles soutenues sur les lieux et heures sensibles garantiront des déplacements sereins pour prévenir toute forme d’incivilité ou de délinquance. Ces mesures concrètes et réalistes restaureront la tranquillité publique et feront de Cachan une ville où il fait bon vivre, travailler et circuler.
Ensemble, engageons-nous pour une sécurité renforcée au quotidien !


