Maxime Elias-Menet
L’avenir sur un plateau ?
Entre tournages, baccalauréat et entraînements sportifs, le jeune acteur Maxime Elias-Menet garde le cap : construire un avenir solide, sans se laisser aveugler par les mirages du tout-cinéma.
Il a beau avoir la tête dans les étoiles, Maxime Elias-Menet garde les pieds sur terre. S’il aspire à poursuivre la comédie, l’adolescent n’en oublie pas pour autant ses études au lycée de Cachan, où il vient tout juste de passer l’épreuve de français du baccalauréat. Sa mère, elle, veille au grain. La réussite scolaire reste « ma priorité n°1 », glisse-t-il. Soucieux d’assurer son avenir professionnel, qu’il projette dans la cybersécurité, Maxime place pour l’heure le cinéma au second plan. Loin du cliché de l’enfant-star happé par l’industrie, ce Cachanais de 16 ans a exploré plusieurs registres.
La comédie (« Adieu Jean-Pat », « Docteur ? », « 10 jours sans maman »), l’épouvante (« La Nonne 2 »), le drame ou encore le policier (« Léo Mattéï »), la série réaliste (« Les Bracelets rouges »)… Celui qui admire Daniel Radcliffe pour sa longévité dans son rôle d’Harry Potter n’a pas de genre de prédilection. « Lorsque j’ai une proposition, il faut déjà qu’elle colle à mon emploi du temps », précise-t-il. Car entre 2 prises, son agenda est bien rempli : natation 4 à 5 fois par semaine (en compétition), escalade, renforcement musculaire… Un rythme soutenu pour ce sportif qui a également pratiqué le handball et le triathlon.
La curiosité pour moteur
Ses débuts à l’écran tiennent du concours de circonstances. Repéré par l’agence de son frère qui évolue alors dans le mannequinat, Maxime participe à des shootings photo. Il intègre ensuite l’agence artistique naissante de son professeur de hip-hop à U Dance-School. Le jeu d’acteur, il l’apprend sur le terrain, qu’il juge « aussi formateur que les écoles d’art dramatique ». Le jeune acteur considère néanmoins que le talent n’est pas inné chez lui : « Mais j’ai de la volonté et l’envie de faire mon possible, d’écouter les conseils des autres comédiens ou metteurs en scène, souvent bienveillants avec les jeunes », confie-t-il.
Même s’il aimerait décrocher des rôles plus conséquents, il estime qu’il y a toujours matière à apprendre et que « le métier consiste à tout jouer ». Curieux de nature, il aime les tournages pour les découvertes professionnelles qu’ils offrent et pour les rencontres qu’ils permettent. Ce goût de l’autre, il le retrouve à Cachan, « ma ville-village ». Et si Cachan était un film ? « Elle serait la trilogie de Cédric Klapisch (« L’Auberge espagnole », « Les Poupées russes » et « Salade grecque ») où s’épanouissent la convivialité, la découverte de l’autre et les rencontres faciles. » Un pied sur les plateaux, l’autre solidement ancré à sa ville : un jeu d’équilibriste maîtrisé avec talent.
Bio express
7 décembre 2009 : naissance à Quincy-sous-Sénart
Depuis 2012 : école de La Plaine, collège Victor Hugo, puis lycée de Cachan
2019 : acteur dans « 10 Jours sans Maman » de Ludovic Bernard, « Docteur ? » de Tristan Séguéla, « Les bracelets rouges » (saison 3) de Nicolas Cuche et Christophe Campos
2020 : « Arthur, Malédiction » de Barthélémy Grossmann
2021 : « L’amour Presque Parfait » (saison 1) de Pascale Pouzadoux
2022 : « Léo Mattéï » (saison 9) de Nathalie Lecoultre, « La Nonne 2 » de Michael Chaves
2023-2024 : « La Fièvre (saison 1) » de Ziad Doueiri, « Adieu Jean-Pat » de Cécilia Rouaud