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Maison Raspail (dans le parc Raspail)

15h - 17h

Rencontre-lecture : Les violences sexistes et sexuelles dans la littérature prolétarienne

Art - Culture - Patrimoine

Rencontre-lecture proposée par le fonds Poulaille, dans le cadre de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes du 25 novembre. Cette rencontre a pour thème : Ce que la littérature peut dire des violences faites aux femmes. Les violences sexistes et sexuelles dans la littérature prolétarienne.

Cette rencontre propose d’explorer la manière dont la littérature prolétarienne de la première moitié du XXe siècle a pu nommer, figurer, rendre visible, dénoncer ou porter des réflexions sur les violences faites aux femmes, sur les façons de les combattre ou d’y trouver des compensations (ex : par la solidarité féminine).

Cette littérature constitue un terrain privilégié pour observer les formes de violences sexistes et sexuelles auxquelles les femmes sont confrontées car elles sont racontées par des autrices qui exercent (ou ont exercé) un métier précaire. De plus, un écrivain comme Henry Poulaille vient du milieu ouvrier et a pu être témoin de ces types de violence. Les personnages féminins de certaines écrivaines et de Poulaille y sont plus fortement exposés du fait de leur position sociale. Ils peuvent bien plus vite être considérés comme des proies et sont moins armés socialement pour se défendre.

Il est donc intéressant d’observer comment ces textes contribuent à déconstruire le stéréotype de la travailleuse dominant dans l’imaginaire culturel de l’époque, celui de la midinette qui incarne un modèle de féminité dépolitisé, censé incarner la docilité et la disponibilité sexuelle, qui ne se plaint jamais de ses conditions de travail et de vie, ni des injustices qu’elle peut subir.

Au programme

Cette animation consiste ainsi en une lecture croisée d’extraits de romans de Marguerite Audoux (qui a exercé le métier de couturière), Henriette Valet (qui fut téléphoniste) et de Poulaille, redécouverts grâce au fonds d’archives de ce chef de file de la littérature prolétarienne. Les lectures seront assurées par des personnes volontaires et accompagnées de quelques éléments d’analyse, ainsi que de discussions sur l’actualité de ces textes du passé, sur la façon dont ils sont susceptibles de nous toucher aujourd’hui.

Extraits des romans :

– Marguerite Audoux, L’atelier de Marie-Claire, Paris, Charpentier/Fasquelle, 1920

– Henry Poulaille, Le pain quotidien, Paris, Valois, 1931

– Henry Poulaille, Les damnés de la terre, Paris, Grasset, 1935

– Henriette Valet, Madame 60 bis, Paris, Grasset, 1934

Photo utilisée en illustration provenant du fonds des Archives départementales de Seine-et-Marne

Informations

Tout public

Gratuit

Fonds Poulaille

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